|
Rubriques
Derniers commentaires
Statistiques
|
Vous pouvez opter également pour des tirages. Ceux ci sont numérotés, signés et imprimés à taille réelle le prix est de 25 euros hors frais d'envoi. Trois euros pour un tirage format "carte postale" (10,5 x 15 cm). Vous aimez ce blog ? Laissez moi un petit mot c'est toujours sympa, et essayez de le partager auprès de vos connaissances.
Je vous souhaite une bonne visite dans mon univer. (PS: essuyez vous les pieds à l'entrée !) Pascal
contact: lenautrou@wanadoo.fr
Tags associés : Bienvenue
Jeudi 15 Mars 2012Poster un commentaire
DE L’ART OU DU COCHON ?…
Qu'il soit phonique, écrit ou graphique, le jeu de mot fait partie intégrante de notre quotidien. Il ne se passe pas une journée sans que nous ayons affaire à lui en lui prêtant plus ou moins attention. Il fait la "une" de la presse, il est dans la publicité, dans les livres, à la télévision, dans les dessins, les enseignes. Bref, PARTOUT. Il nous semble si badin, si ordinaire et pourtant…
De nombreux penseurs et pas des moindres (R. Barthes, S. Freud etc.) se sont penchés sur lui afin d'y découvrir son sens et son utilité profonde dans la manipulation du langage.
Il existe depuis toujours, vit avec la langue et ses évolutions. On le trouve déjà en France chez François Villon et bien sûr, Rabelais mais son “invention” doit être immémoriale et liée intimement au langage dès que l'homme a su la dominer et l'organiser en un assemblage complexe, phase obligatoire pour développer la civilisation. D'ailleurs, J.J Annaud y fait directement référence dans une scène du film “la guerre du feu” (1981) d'après le roman de J-H Rosny (1911).
S'il est clair que le langage sert à communiquer, il n'a pas pour unique fonction d'apporter des informations mais d'établir de nombreux rapports interhumains à travers les émotions qu'ils véhiculent. Lorsqu'il a pour effet d'amuser ou de provoquer, c'est la fonction que Jakobson qualifie de “poétique” qui prend le pas.
Tous les jeux de mots sont fondés sur une ambigüit., qu'elle soit phonique ou sémantique. Ils sont une perversion du langage en ce qu'ils brouillent volontairement les pistes et s'opposent à l'idée selon laquelle le langage est un moyen exclusif de transmettre des idées de façon instantanément compréhensible, c'est à dire univoque. Les jeux de mots sont, sous leurs différentes formes (calembours, mots valises ,charades, homonymes, homophones, rébus, contrepèteries) un choix d'une fonction métalinguistique du locuteur, écrivain ou artiste, d'établir un code “secret” que partage un groupe. Ils sont signes d'appartenance à ce dernier, resserrent et tissent sous une forme ludique les liens qui l'unissent à lui dans son sens le plus grégaire du terme, qu'il soit national, culturel, social, professionnel, d'âge etc. D'ailleurs, celui-ci est difficilement ou à de rares exceptions “exportable”, car il implique très souvent, outre la connaissance et la maîtrise parfaite de la langue, une connaissance de l'histoire et des spécificités propres à la “tribu”.
C'est pourquoi les enfants tout particulièrement, sont avides de cette forme de métalangage, car ils savent que derrière la fonction ludique se cache un sens plus profond qu'ils doivent acquérir impérativement et progressivement par la maîtrise du verbe.
Ne pas comprendre ce “code”, c'est ne pas faire partie du “Clan”.
Les dérives du langage peuvent aller jusqu'à la création de langues propres, le louchebem pour les bouchers, le javanais typiquement parisien, le verlan qui a connu sa période de gloire durant l'occupation allemande ou, plus proche de nous, la langue écrite “ jeun's” issue du texto et des nouvelles technologies de communication informatiques.
Si la poésie utilise plus généralement la métaphore, tout le monde se souvient de la fameuse phrase de P. Eluard : “La terre est bleue comme une orange”. Les graphistes ou dessinateurs (ils sont nombreux) iront plus vers les homonymes ou homophones (mots qui se prononcent de la même façon mais qui n'ont pas le même sens). Le français en compte environ 850 courants sur 60 000* mots répertoriés et les combinaisons phonétiques entre mots sont innombrables. On peut également compliquer le jeu en y associant des mots de langues étrangères. Par exemple : “the tongue” (la langue en anglais) et la “tong” (chaussure en français), etc.
Si le jeu de mot, écrit ou verbal, offre une alternative unique (“je comprends, je ne comprends pas”), le travail graphique, sans explication écrite ou dite (le fameux code) offre une autre alternative : l'image prise telle quelle au 1er degré du niveau de lecture devient alors insensée, irrationnelle, sans fondement concret, surréaliste, décalée de la réalité tangible et c'est là que, peut-être, elle devient ce que l'on peut nommer une:
“poétique graphique du langage”.
*60 000 mots répertoriés dans le “Petit Robert” 75 000 mot répertoriés dans le “Grand Robert” D'après l'interprétation de l'échelle Dubois-Buyse, le vocabulaire fondamental du français écrit est, en fin de 3e, de 3 725 mots. Certaines distinctions sont particulièrement intéressantes, et permettent de tenter un dernier bilan : Vocabulaire quotidien et pratique : de 300 à 3 000 mots environ, selon l'individu. Vocabulaire « de base » ou fondamental (vocabulaire actif) : 800 à 1 600 mots pour un élève de collège ou de lycée et quelques 3 000 mots pour l'individu moyen. Vocabulaire « passif » ou dit « de culture générale » : entre 2 500 et 6 000 mots pour un élève de lycée et quelques 30 000 mots pour un public cultivé. A lire : Henry.J (2003) : La traduction des jeux de mots, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle,297 p. Freud. S : Le mot d'esprit et sa relation à l'inconscient, Folio Tags associés : cochon
Lundi 23 Janvier 2012Poster un commentaire
Voilà, vous connaissez maintenant le « secret » de fabrication de mes petits dessins : les « zinzins ». Je tripatouille le langage en m’amusant à y trouver les associations les plus improbables que possible, je malaxe les mots tels de petites boulettes de mie de pain leur donnant de nouvelles formes, de nouveaux sens, une nouvelle vie un peu absurde, ironique parfois. Mais y a t-il un sens plus profond presque caché à ce travail ? Sans doute. En effet je choisis mes jeux de mots et ce choix inconscient n’est pas anodin. Les objets se mettent en scène en une complexité symbolique que j’analyse bien souvent après leur création et qui sont porteurs de sens pour moi et uniquement pour moi. Le trait que je voulais au départ comme technique propre à la reproduction des gravures des dictionnaires et manuels d’antan qui légitime ainsi l’existence tangible de ces nouveaux objets, m’est apparu soudain porteur d’une signification beaucoup profonde, unique et personnelle :
LE TRAIT UNAIRE.
(Définition
Affirmation du « moi ». En fait je ne dessine pas, j’écris en une sorte de névrose obsessionnelle par ce trait répété, combiné, assemblé, multiplié le mot « JE ».
Ces dessins sont en fait un travail analytique. Un questionnement sur moi, auquel j’apporte des réponses inconscientes au travers de mes dessins. Voici donc un nouvel angle de perception réel, le plus important, qui restera pour vous, spectateur, sans doute à jamais étranger.
Jeudi 19 Avril 2012Poster un commentaire
Si vous souhaitez garder une trace de la Baleine Mécanique…
Samedi 31 Mars 2012Poster un commentaire
|